Droits humains

7ème congrès-Synappci : Guillaume Gbato, fait le bilan d’une gestion difficile de la période 2015-2020

Bien qu’il relève plusieurs difficultés et coup bas d’adversaires pendant les 5 dernières années, le Secrétaire Général (SG) du Syndicat national des professionnels de la presse de Côte d’Ivoire (Synappci), Guillaume Gbato retient tout de même sa capacité à faire face, ainsi que les progrès de lutte.

«Sur la période 2015-2020, nous avons pu organiser 60% des réunions du BEN, nous avons désigné les responsables des comités jeunes et femmes qui ont pu constituer leurs bureaux même si on regrette que ces deux comités n’aient pas pu donner le meilleur d’eux. Nous nous réjouissons aussi de ce que grâce à notre projet de syndicalisation  dans les radios de proximité, le syndicat a étendu sa toile sur la quasi-totalité des régions de Côte d’Ivoire …

 L’on peut se réjouir de ce que nous ayons pu dans un environnement quasiment hostile faire fonctionner au mieux le BEN.  A titre d’exemple, alors que la subvention était de 20 millions de francs CFA en 2013, elle est passée à 5 millions de francs CFA chaque année depuis 2015. », a-t-il relevé, ce 8 octobre 2020, alors qu’il faisait le point de son bilan moral et financier au 7ème congrès dudit syndicat, dans un hôtel sis à Bingerville.

La seconde victoire, a-t-il souligné est la mise en place effective de la mutuelle des travailleurs des médias privés de Côte d’Ivoire (Ms-Médias). « Cette importante structure de protection sociale est un pas vers la réhabilitation des professionnels des médias. Même si les efforts doivent être consentis par tous pour maintenir cet outil », a-t-il souhaité.

Quelles recommandations ?

Pour améliorer et faciliter le fonctionnement des organes du syndicat, l’homme qui a été reconduit dans ses fonctions prévoit «une plus grande  utilisation des réseaux sociaux, le renouvellement des sections, l’adoption d’un calendrier de réunion et programme d’activité de toutes les instances. Redynamiser les comités jeunes et femmes, notamment en créant ces comités dans toutes les sections. Sensibiliser les militants au paiement des cotisations pour obtenir l’indépendance financière du syndicat. Adopter une politique de communication offensive pour toutes les structures. Travailler à l’adoption d’une nouvelle plateforme revendicative audacieuse pour l’ensemble des sous-secteurs des médias. Puis renforcer la coopération internationale ».

Le Syndicat National des Professionnels de la Presse de Côte d’Ivoire a été crée le 25 août 1999. Il lutte pour l’amélioration des conditions de vie de travail des travailleurs de médias.

Kema

Marina Kouakou
Marina Kouakou, une étoile montante des médias ivoiriens. Journaliste engagée contre les violences basées sur le genre, elle est également une militante syndicaliste dans la profession qui prend ses marques.

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