Education et Autonomie

Droits de la femme et de la jeune fille en Côte d’Ivoire : L’ONG Actes-De-Vie s’active pour faire bouger les choses

L’Organisation non gouvernementale Actes-De-Vie (A-D-V) a organisé un e-panel le mardi 19 avril 2022 entre 13 heures et 14 heures. Intitulé : Droits de la femme et de la jeune fille pour un avenir meilleur en Côte d’Ivoire, ce webinaire qui a réuni une vingtaine de participants visait à faire comprendre à la population l’importance de la femme et de la jeune fille dans la société, afin de réduire au maximum toutes  les formes de discriminations à l’endroit des femmes et des jeunes filles.

En effet, une enquête menée par l’Organisation des citoyennes pour la promotion et défense des droits des enfants, femmes et minorités (CPDEFM) révèle qu’à Abidjan, (5millions d’habitants), 416 féminicides ont été enregistrées en 2019 et 2020.

Un fait qui, selon la présidente de l’ONG ADV, Marina Kouakou constitue un véritable frein à l’épanouissement, au bien-être et à l’autonomisation de la gent féminine.

« Comment participer à l’émergence du pays si elles sont constamment dans ces situations inconfortables ? Ne l’oublions pas le rapport de la banque mondial intitulé : Et si l’émergence était une femme est très clair. La réduction des discriminations à l’encontre des femmes pourrait engendrer des gains de l’ordre de 6 à 8 milliards d’USD entre 1/3 et ½ du revenu actuel en Côte d’ Ivoire. Il faut trouver des solutions ensemble. Raison pour laquelle nous avons décidé de sensibiliser la population via ce terme, car elle n’a toujours pas la bonne perception de la chose », a-t-elle indiqué à la presse.

Dans la même veine, la panéliste Angelina Niangoran, par ailleurs Présidente de l’Association Peace in campus et Membre du Réseau des femmes émergentes en politique du National Democratic Institute (NDI) a d’abord invité les femmes à mettre tout en ouvre pour le respect effectif de leurs droits.  

« Il faut travailler sur notre confiance en soi, se former et s’intéresser à tous les sujets qui concernent notre société, faire des campagnes de valorisation pour des jeunes filles. C’est important de le préciser. Tout ce qui est lié aux droits de la femme et de la jeune fille se répercute sur la société. D’où  la nécessité d’être « un gendarme » pour le voisin ou la voisine », a-t-elle dit.

Pour le Juriste, Défenseur des Droits Humains, et Conseillers des Organisations Bamba Kounady,  aussi Panéliste, les droits de la femme ne se distinguent pas des droits de l’Homme. Cependant les cas de discrimination et de violences dont est victime la femme ont amené les organisations de défense des droits de l’homme à tirer la sonnette d’alarme.

Dans une approche engagée pour un avenir meilleur en Côte d’Ivoire, souligne-t-il, « chaque citoyen devrait s’engager pour l’élimination de toutes formes de discrimination à l’égard de la femme et de la jeune fille. Le citoyen responsable en ce XXIème siècle devrait être celui qui respecte et vulgarise les droits de l’Homme sans distinction aucune. La vraie émergence passera par la déconstruction des postulats discriminatoires à caractère sexiste», a-t-il conclu.

L’ONG ADV a officiellement vu le jour le 5 juillet 2021. Elle a pour objectif de contribuer à la lutte pour l’autonomisation des jeunes filles et des femmes africaines. En 2021, elle a mené des activités terrain notamment la réalisation et la distribution des guides de bonnes conduites pour les adolescent(e)s pendant les vacances et des guides d’aides aux parents. Cela afin de permettre aux jeunes scolarisés de passer des vacances saines.

Sercom

Marina Kouakou
Marina Kouakou, une étoile montante des médias ivoiriens. Journaliste engagée contre les violences basées sur le genre, elle est également une militante syndicaliste dans la profession qui prend ses marques.

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